Près d’un jeune actif sur deux n’avait pas idée du métier qu’il voulait exercer ni du type d’entreprise où travailler au sortir d’études.

Comment le grand saut dans le monde du travail est-il perçu par les 18-30 ans ? C’est la question que s’est posée l’enquête de l’Observatoire du premier emploi réalisée par l’Ipsos.

Globalement, les sondés trouvent que la recherche d’un premier emploi est difficile et regrettent de ne pas y être assez bien préparés. Pour ceux qui ont franchi le cap, ce premier emploi est souvent décevant et abandonné rapidement.

Si le premier emploi ne détermine pas toute la future carrière, il reste néanmoins une étape importante car il permet d’acquérir l’expérience nécessaire pour accéder à d’autres opportunités. À condition que celui-ci soit en adéquation avec son projet professionnel. Or l’enquête menée sur 1 000 jeunes révèle que le choix du premier emploi était plus souvent un choix fait par hasard ou par nécessité (60%) plutôt que par envie (37%), et même chez les plus diplômés.

À l’arrivée, quelques déceptions forcément, surtout quand on connait l’importance pour cette génération en quête de sens, de décrocher un emploi avec lequel ils sont en phase, comme l’avait déjà souligné une enquête du Cese.

Au final, dans la majorité des cas (63%), les primo-embauchés ont quitté leur emploi de leur propre fait, soit parce qu’ils ont trouvé « un poste plus intéressant ailleurs » et/ou parce que ce dernier « ne correspondait pas à l’idée qu’il s’en faisait » (19%). L’aspect rémunération n’arrive que plus tard dans les réponses (16%).

Pas assez armés

Globalement, jusqu’à ce qu’ils y soient confrontés, le monde du travail reste perçu comme assez flou pour les 18-30 ans. Les jeunes actifs sont nombreux à reconnaître ne pas avoir eu d’idée précise du métier qu’ils souhaitaient exercer (41%) ni de l’entreprise où travailler (50%) au sortir d’études.

Si pour la grande majorité des sondés, le réseau est considéré comme une opportunité, la candidature spontanée reste le premier mode de recrutement des primo-embauchés. Il s’est avéré efficace pour un tiers des sondés, bien devant le réseau ou la cooptation (17%). Pour 26% des jeunes actifs, c’est la réponse à une offre d’emploi qui a porté ses fruits.

De manière générale, les sondés s’estiment mal préparés à entrer dans la vie active et à la recherche du premier emploi.

Source : Observatoire du premier emploi, Etude Ipsos pour My job glasses. Ipsos, janvier 2020.

TESTEZ le job training

X
Loading